Le groupe de Biologie Fonctionnelle du Neurone a tout d’abord développé et poursuivi une stratégie élémentariste pour l’étude des réseaux neuronaux du tronc cérébral, et tout particulièrement du réseau respiratoire qui a l’avantage de présenter une activité rythmique permanente. Le fonctionnement de ces réseaux neuronaux est vital. Une mutation affectant le tronc cérébral entraîne souvent une pathologie létale. Le groupe a donc été très tôt associé à des projets de génétique moléculaire portant sur l’invalidation de gènes codant pour des récepteurs synaptiques ou impliqués dans le développement embryonnaire. Nos projets d’étude des réseaux neuronaux du tronc cérébral après la naissance s’orientent selon deux axes :
* D’une part, il s’agit de caractériser les “phénotypes fonctionnels” (par exemple, respiratoires) résultant de l’interruption de la transduction sensorielle ou de la signalisation intercellulaire ou intracellulaire qui permettent de faire fonctionner ensemble les différents types cellulaires du réseau neuronal respiratoire. Des mécanismes de plasticité ou de récupération fonctionnelle sont révélés en comparant les animaux transgéniques et l’effet du blocage (par ex. pharmacologique) de la protéine.
* D’autre part, nous effectuons une analyse de la plasticité de l’expression génique et de l’activité neuronale au cours de l’adaptation à l’hypoxie, l’une des adaptations classiques du système cardio-respiratoire pendant la vie en altitude. Ce dernier axe de recherche est important, car ciblé sur les mécanismes épigénétiques de plasticité dans le tronc cérébral.


